Rétro-commissionnement : optimiser l’énergie des bâtiments existants

Le commissionnement s’adapte au cycle de vie du bâtiment en prenant différentes formes avec des objectifs distincts. Le commissionnement, également appelé commissioning, vise à assurer que le bâtiment fonctionne conformément aux exigences initiales du projet et aux normes de performance énergétique. À l’inverse, le rétro-commissionnement ou rétro-commissioning peut être réalisé si le bâtiment concerné n’a pas été commissionné lors de sa mise en service ou si les performances se sont dégradées au fil du temps. 

 

Quels sont les objectifs du rétro-commissionnement ?  

L’objectif est d’améliorer l’efficacité énergétique du bâtiment en identifiant les sources potentielles d’économies d’énergie et en renforçant l’efficacité des installations, le tout sans entreprendre nécessairement des travaux majeurs. 

En effet, un bâtiment livré depuis plus de 2 ans peut ne pas être optimisé, les usages et besoins ont pu évoluer, les réglages et les performances des installations peuvent donc ne plus répondre à ces nouvelles exigences.

 

Le rétro-commissionning intervient alors pour détecter les problèmes ou les dérives et déterminer les mesures correctives à mettre en place. Cette approche englobe une variété d’équipements et implique diverses analyses de performance, couvrant notamment les systèmes électriques, l’accessibilité, la Gestion Technique du Bâtiment (GTB).

 

Les avantages du rétro-commissionnement

Les bénéfices du rétro-commissionnement sont multiples. En premier lieu, il permet de réaliser d’importantes économies sur les coûts d’exploitation grâce à la réduction des factures énergétiques. Dans un second temps, il contribue également à prolonger la durée de vie des équipements en les remettant dans un état de fonctionnement optimal. De plus, l’amélioration du confort intérieur des occupants est obtenue grâce à un meilleur contrôle des installations. Enfin, cette démarche permet de se conformer aux réglementations en vigueur et d’atteindre les niveaux de performance requis pour l’obtention de certifications environnementales comme HQE ou BREEAM : deux systèmes d’évaluation. Les bâtiments qui répondent à leurs critères se voient octroyer des crédits supplémentaires pour atteindre un niveau de certification supérieur.

 

Les étapes du rétro-commissionnement  

Dans un premier temps, définir les exigences du projet est essentiel. Cela permet de poser les bases solides nécessaires à la réussite du rétro-commissionnement. Par exemple, si l’objectif est de réduire la consommation énergétique d’un bâtiment de 20% d’ici deux ans, cela nécessitera une approche spécifique et des mesures adaptées. Ensuite, un audit énergétique simplifié ou approfondi est réalisé. Les consommations antérieures du bâtiment sont analysées et les équipements font l’objet d’inspections avec de nombreux tests de fonctionnement. Par la suite, la stratégie de rétro-commissionnement débute pour optimiser les équipements. Des actions correctives sont mises en œuvre afin de remédier aux non-conformités et aux dysfonctionnements identifiés. Enfin, une formation et une sensibilisation du personnel d’exploitation et des usagers est assurée pour pérenniser la démarche.

 

Pour maintenir un contrôle à long terme, il existe des solutions en complément qui peuvent être mobilisées : 

L’Energy Management permet de déployer le plan de sobriété énergétique. L’objectif est d’optimiser les réglages des installations, de manière à réduire instantanément la consommation énergétique tout en identifiant les zones de gaspillage potentielles. Ce programme revêt une importance significative afin de se conformer aux directives du Décret Tertiaire et pour atteindre les objectifs fixés pour 2030, 2040 et 2050. 

 

L’engagement de résultat via la garantie de charges et de performance vise à assurer le confort des utilisateurs et les performances optimales d’un bâtiment sur le long terme. Un moyen simple de surveiller en temps réel la consommation énergétique d’un bâtiment. Cet engagement assure le respect des charges et des performances convenues pour un système ou un équipement.

 

Le rétro-commissionnement représente une méthode efficace pour améliorer la gestion technique d’un bâtiment existant tout en diminuant son empreinte environnementale. Les bénéfices économiques, énergétiques et de confort en font un investissement avisé sur le long terme. 

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