Longtemps considéré comme un sujet limité à quelques semaines dans l’année, le confort d’été devient un enjeu structurant pour l’immobilier tertiaire. Épisodes de chaleur, attentes des occupants, performance énergétique : maintenir des bureaux confortables sans faire exploser les consommations impose aujourd’hui de revoir la manière dont les bâtiments sont conçus, mais surtout exploités.
Le confort d’été n’est plus un sujet secondaire
Un bureau performant ne se résume plus à sa capacité à conserver la chaleur en hiver. Il doit aussi pouvoir faire face aux périodes chaudes tout en limitant le recours au refroidissement.
Cette évolution est désormais inscrite jusque dans la réglementation des bâtiments neufs. La RE2020 intègre le confort d’été à travers l’indicateur des degrés-heures d’inconfort (DH), qui tient compte à la fois de la durée et de l’intensité de l’inconfort pendant la saison chaude. Depuis le 1er mai 2026, la RE2020 a par ailleurs poursuivi son extension à de nouveaux bâtiments tertiaires neufs, renforçant encore la place de ces problématiques dans la conception immobilière.
Cependant, le sujet concerne tout autant le parc existant.
Le confort thermique ne dépend pas que de la température
Les solutions existent déjà. Grâce à la GTB et aux systèmes de management de l’énergie (EMS), les bâtiments Le ressenti des usagers dépend de plusieurs paramètres : température de l’air et des parois, humidité, rayonnement solaire, mouvements d’air, mais également activité, habillement ou capacité d’adaptation.
Deux collaborateurs installés dans des environnements affichant une même température peuvent donc ressentir des niveaux de confort sensiblement différents.
C’est un point essentiel pour l’exploitation d’un immeuble : agir sur le confort ne signifie pas nécessairement faire baisser fortement la température de l’air.
Créer davantage de mouvement d’air, empêcher le rayonnement solaire d’entrer ou profiter de températures extérieures plus basses la nuit peuvent également contribuer au confort.
Le défi : confort et sobriété dans le même bâtiment
Le premier réflexe face à une sensation de chaleur consiste souvent à demander davantage de climatisation.
Or, l’enjeu pour les bâtiments tertiaires est précisément de parvenir à concilier deux objectifs : maintenir des conditions satisfaisantes pour les occupants tout en maîtrisant les consommations énergétiques.
Cette approche est d’autant plus importante que les bâtiments tertiaires de 1 000 m² ou plus concernés par le Décret Éco Énergie Tertiaire (DEET) doivent progressivement réduire leurs consommations. Les objectifs relatifs sont de -40 % en 2030, -50 % en 2040 et -60 % en 2050 par rapport à une consommation énergétique de référence.
Ajouter systématiquement de la puissance de refroidissement n’est donc pas une stratégie suffisante à long terme.
Un bâtiment performant doit aussi savoir s’adapter
Le confort d’été se prépare avant l’arrivée des fortes chaleurs.
Stores et protections solaires, fenêtres, ventilation, brasseurs d’air, systèmes de climatisation : ces dispositifs n’offrent leur plein potentiel que lorsque leur utilisation est cohérente avec la météo, l’occupation et le comportement thermique du bâtiment.
Un exemple très simple l’illustre : une protection solaire descendue avant que le rayonnement ne chauffe le local est généralement plus pertinente qu’une réaction une fois la surchauffe installée.
De même, ouvrir une fenêtre n’a pas toujours le même effet : lorsque l’air extérieur est plus chaud que l’air intérieur, son ouverture peut devenir contre-productive. À l’inverse, lorsqu’il fait plus frais dehors, l’ouverture peut participer à l’évacuation de la chaleur accumulée.
Le bon paramétrage de la fonction de surventilation nocturne – aussi appelée night-cooling – (lorsqu’elle est présente dans les régulations des CTA) permet de décharger thermiquement les bâtiments et de profiter des frigories de la nuit à moindre cout.
C’est donc toute la valeur du pilotage du bâtiment : faire fonctionner les équipements au bon moment selon les conditions réelles.
Le confort d’été devient une composante à part entière de la performance immobilière. Pour les entreprises et les gestionnaires de bâtiments, la réponse ne réside pas nécessairement dans l’ajout d’équipements. Elle commence par une meilleure compréhension du fonctionnement réel de l’immeuble : Où la chaleur entre-t-elle ? À quels moments ? Quels espaces sont les plus exposés ? Comment les équipements réagissent-ils ?
Chez AVELTYS, cette vision du bâtiment en exploitation permet de rechercher le bon équilibre entre confort des occupants, performance énergétique et fonctionnement des installations.